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Toussaint 2020

« Peuple de bienheureux, peuple de Dieu en marche … »

La communion des saints tient une grande place dans les liturgies. Dès le Ve siècle, on a fait mémoire des saints dans la prière eucharistique. Croix Toussaint 2020 b

La fête de tous les saints était célébrée le premier dimanche après la Pentecôte. Elle fut ensuite transférée au 1er novembre. Le 13 mai 610, le pape Boniface IV transforma en église le Panthéon romain qu’il dédia à Marie et aux Martyrs et fit de ce jour la fête de tous les saints. En 835, le pape Grégoire IV fit promulguer par l’empereur d’Occident Louis le Pieux un décret qui fixait la fête de tous les saints à la date du 1er novembre. À partir de ce moment, cette célébration devint rapidement dans toute l’Europe latine, une solennité commune et la fête du 13 mai disparut.

De nombreuses personnes humbles ont donné à leur entourage immédiat le témoignage authentique et admirable de la sainteté. Il est juste de les célébrer en les associant aux saints inscrits dans les divers martyrologes.

La liturgie célèbre le Dieu trois fois saint entouré de tous les élus sanctifiés par sa grâce. Chacun ne reflète qu’une part infime de la sainteté infinie de Dieu. L’adoration de Dieu est au centre de la célébration de la Toussaint. La liturgie est une action de grâce à Dieu qui a fait de nous ses enfants. Les chrétiens proclament leur espérance. La solennité nous fait prendre conscience de la foule de tous les rachetés qui nous ont précédés et du monde invisible qui nous attend. Par solidarité, ils intercèdent pour nous.

La Toussaint nous invite à être en communion avec tous les rachetés, le prêtre peut nous amener à nous souvenir des personnes que nous avons aimées. Cette célébration se démarque de celle du lendemain, une prière pour toutes les personnes défuntes.

La Toussaint n’est pas le seul jour où nous fêtons les saints. Tout au long de l’année, nous fêtons ces personnes qui ont eu une vie exemplaire et sont des modèles pour nous, ils nous appellent à l’imitation. Nous célébrons ainsi le Christ qui les a façonnés à son image et a créé entre tous les hommes une communion spirituelle.

L’étude de la vie des saints a une valeur pédagogique, elle nous entraîne vers le Christ. Ce ne sont pas des personnes « brillantes » mais elles reflètent par leur vie la lumière du Christ. Le mystère même de l’Eglise est la communion fraternelle qui existe entre les vivants et les morts à travers la prière et les sacrements. Nous formons un seul corps dont le Christ est la tête. Les saints « nous aident à libérer le saint qui se cache en nous comme un bloc de marbre non encore sculpté que l’amour de Dieu veut ciseler pour qu’apparaisse son image ».

extrait du site liturgie.catholique.fr, site

Ce site est édité par le Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle (SNPLS) de la Conférence des évêques de France (CEF). Il a pour mission d’assurer sur internet la présence officielle de l’Eglise catholique de France en matière de liturgie et de pastorale sacramentelle.

Le message du pape François aux chanteurs et musiciens , du 24 novembre 2018 

Les critères de convenance d’une musique pour les célébrations chrétiennes
Un texte de Jo Akepsimas (Janvier 2011), avec quelques questions à se poser au sujet de la convenance d’une musique pour la Liturgie 

Nouvelle traduction du Notre Père :

Le Notre Père est la prière que Jésus a enseignée à ses disciples. C’est la prière fondamentale pour les chrétiens catholiques, orthodoxes et protestants.

A partir du 3 décembre 2017, premier dimanche de l’Avent, qui marque le début de la nouvelle année liturgique, une nouvelle traduction du Notre-Père est entrée en vigueur. Les fidèles catholiques ne diront plus désormais : « Ne nous soumets pas à la tentation » mais « Ne nous laisse pas entrer en tentation ».

Quel enjeu ? En officialisant cette nouvelle traduction du Notre Père, les évêques l’ont présentée comme devenant traduction en usage « dans toute forme de liturgie publique ». Une date unique d’application signe l’ecclésialité de la démarche.

A ce titre, il est bon de rappeler que le Conseil d’Églises chrétiennes en France (CÉCEF) a recommandé que lors des célébrations œcuméniques qui auront lieu à partir de l’Avent 2017, la sixième demande du Notre Père soit ainsi formulée : « et ne nous laisse pas entrer en tentation ». Une manière d’honorer l’invitation du Christ « Que tous soient un » (Jn 17, 21).

23 septembre 2019, mis à jour le 21 octobre 2020