Découvrir St Ambroise, le 7 décembre.

Formation en ligne avec le service de la formation permanente : découvrir St Ambroise. 

Le 07 décembre nous ferons mémoire de Saint Ambroise. Mais savons-nous que le grand évêque de Milan, à qui l’on doit la conversion de saint Augustin, a un lien avec la Savoie ? Ce lien est certes ténu – il ne tient qu’à une tradition difficile à vérifier – mais il nous invite à redécouvrir le témoignage d’Ambroise. Quel est ce lien ? Ambroise dut partir en Gaule pour une énième mission. En cours de route, il apprit que le problème était résolu. L’endroit où il s’arrêta avant de repartir pour Milan se situait au pied de la colline de Lémenc (qui n’était pas encore Chambéry).

Cette tradition sera « redécouverte » en 1873. Un prêtre de Milan, don Luigi Biraghi, cherche à implanter de ce côté-ci des Alpes la congégation qu’il a fondé, les Marcellines, placée sous le patronage de la sœur de St Ambroise et vouée à l’éducation. Chambéry sera pour lui le lieu symbolique pour une première implantation en France. Et ce sera la naissance d’une institution chambérienne qui deviendra le lycée St Ambroise.

 Quand tradition et histoire se mêlent… Un appel à redécouvrir Ambroise, évêque de Milan, Père et docteur de l’Eglise. Voici les quelques lignes que propose la communauté de Bose :

AMBROISE 339-397 père de l’Église et pasteur

En 397, le Samedi Saint, Ambroise, père de l’Église et pasteur des plus aimés de l’Antiquité, meurt dans sa résidence épiscopale de Milan.
Ambroise était de famille noble ; très jeune il fut destiné à la carrière politique et devint gouverneur des provinces romaines de Ligurie et d’Émilie. Il occupait cette charge quand mourut l’évêque arien Auxence, et c’est par acclamation du peuple, alors qu’il n’était encore que catéchumène, qu’il fut élu pasteur de Milan, en raison de sa conduite irrépréhensible.
Conscient de son manque de préparation, spécialement dans le domaine de la théologie, Ambroise se fit pauvre et se mit humblement à la recherche de l’unique nécessaire : la présence du Christ dans l’âme du croyant, en puisant son intelligence des Écritures et de la tradition des pères d’Orient. C’est ainsi qu’en peu d’années il mûrit un extraordinaire sensus fidei.
Quand il eut parcouru cette voie qui conduit à l’essentiel, Ambroise sut la proposer aux fidèles que lui avait confiés le Seigneur ; il fit ainsi preuve d’une volonté inébranlable de rétablir l’unité d’une société en voie de désagrégation.
Il aura pour préoccupation de restaurer la vie spirituelle de son clergé et d’offrir au peuple chrétien des valeurs qui aient la force du témoignage. Il promut et soutint la vie religieuse, surtout féminine, pour redonner sens à la tension eschatologique que le régime de chrétienté à peine établi tendait à faire perdre.
Défenseur des pauvres et des faibles, Ambroise tint des propos véhéments contre la pratique de l’usure et contre l’usage privé des biens de la terre ; au nom de la liberté évangélique, il s’opposa ouvertement à des évêques et à des empereurs qui s’étaient fourvoyés dans des erreurs d’ordre moral ou doctrinal, sans jamais altérer, dans ses invectives, l’annonce de l’inépuisable miséricorde de Dieu pour les égarés.
Un tel exemple frappa profondément Augustin qui voulut se faire baptiser par Ambroise la nuit de Pâques 387.

Lecture

Daigne donc venir, Seigneur Jésus, à ce tombeau que je suis ! Veuille me laver avec tes propres larmes, car dans mes yeux trop secs, je ne trouve pas assez de larmes pour pouvoir laver mes fautes. Si tu pleures pour moi, je serai sauvé. Si je suis digne de tes larmes, je me débarrasserai de la mauvaise odeur de toutes mes fautes. Si je suis digne que tu pleures un tant soit peu, tu m’appelleras hors du tombeau de ce corps et tu diras : « Viens dehors ! » Ainsi mes pensées ne seront pas tenues enfermées dans l’étroit espace de ce corps, mais elles sortiront vers le Christ et elles se trouveront dans la lumière, en sorte que je ne songe pas aux œuvres des ténèbres, mais aux œuvres de la lumière. Car celui qui songe au péché, travaille à s’emprisonner lui-même à l’intérieur de sa propre conscience. Appelle donc au-dehors ton serviteur. Je suis ligoté dans les liens de mes péchés, j’ai les pieds liés, les mains attachées, et je suis déjà enseveli dans les pensées et « les œuvres mortes ». Mais à ton appel, je viendrai, je sortirai libre et je me trouverai l’un de ceux qui prennent part à ton festin. Ta demeure sera remplie d’un parfum précieux, si tu protèges celui que tu as daigné racheter…Je savais que je n’étais pas digne d’être appelé à l’épiscopat… et je suis sans aucun doute le moindre de tous les évêques et le plus pauvre en mérites. Mais puisque moi aussi, j’ai entrepris quelque travail pour ta sainte Église, prends soin des fruits de ce travail. Celui que tu as appelé au sacerdoce alors qu’il était perdu, ne permets pas qu’il se perde maintenant qu’il est prêtre. Et par-dessus tout, donne-moi de savoir partager du fond du cœur l’affliction de ceux qui pèchent… Chaque fois qu’il est question du péché de quelqu’un qui est tombé, puissé-je plutôt compatir ! Puissé-je, au lieu de me répandre en invectives avec orgueil, plutôt gémir et pleurer, de telle façon que tout en pleurant l’autre, je pleure aussi sur moi-même en disant : « Thamar est plus juste que moi. »…Pleurons donc plutôt quand nous apprenons la perte d’un homme pour qui le Christ est mort, lui qui ne néglige même pas la paille au moment de la moisson.

Ambroise, La pénitence

Prière

Seigneur, tu as fait de saint Ambroise
un docteur de la foi catholique
et un courageux successeur des Apôtres ;
suscite en ton Église
des hommes selon ton cœur,

27 novembre 2020